Après l'honnête succès de
Die Hard Trilogy,
Fox Interactive n'a pas voulu attendre trois nouvelles aventures cinématographiques de John McClane (incarné par Bruce Willis)
pour sortir un nouveau titre sur PlayStation.
Die Hard Trilogy vous proposait d'incarner John McClane, le flic "tête brûlée" incarné par Bruce Willis, dans
trois jeux d'arcade aux qualités inégales, chacun dédié à un film de la trilogie.
Piège de Cristal vous permettait de diriger le héros en vue externe, à la "Tomb Raider", dans
les étages du building investi par des terroristes, à la chasse au méchant et aux bombes (et accessoirement, la libération d'otages). Le second jeu,
58 minutes pour vivre, était
un clone de
Virtua Cop et vous permettait de flinguer d'autres terroristes en vue subjective, dans un environnement en 3D temps réel où vous ne pouviez pas vous diriger,
mais seulement tirer sur les infâmes, au
pad ou au pistolet. Enfin,
Une journée en enfer vous mettait aux commandes d'un véhicule devant, dans un temps limité, emboutir
des bombes cachées ou mobiles, dans le labyrinthe des rues de New-York, évidemment encombrées, en oubliant le code de la route (vous pouviez même écraser négligemment les passants, sans
risque). Malgré des réalisations inégales (premier jeu très moyen, second bien construit, troisième assez laid, mais amusant),
Die Hard Trilogy sut conquérir un nombre de joueur conséquent, suffisamment pour qu'une suite débarque.
Trois petits jeux, et puis s'en vont...
Si
Die Hard Trilogy 2 ne s'appuie pas sur l'adaptation d'un film, le scénario emploie les mêmes ingrédients que la trilogie cinématographique : McClane seul
contre des terroristes, qui cette fois-ci ont décidé de kidnapper le président des Etats-Unis en visite à Las Vegas : échanges de coups de feu et explosions en série sont au rendez-vous.
Les trois séquences sont les mêmes que celles du précédent jeu, avec une réalisation tellement proche qu'on soupçonne l'utilisation du même moteur graphique, sans notable amélioration.
Les jeux peuvent être approchés séparément en mode « arcade », ou suivant le scénario, qui contrairement à
Die Hard
Trilogy, lie les trois types de jeu en alternant niveaux à pied, en vue subjective et en voiture. Les trois mini-jeux de
Die Hard Trilogy 2 accusent les mêmes défauts
que ceux de son prédécesseur : Le mode "vue Tomb Raider" accuse une maniabilité déplorable, un
clipping des plus ennuyeux (surtout que l'horizon n'est jamais loin). A cela
s'ajoute une transparence des murs proche du personnage, qui vous permet de voir ce qu'il y a derrière une porte, gommant tout effet de surprise. Seul véritable effort notable, ce mode
est un peu plus construit que celui de
Die Hard Trilogy et propose plus d'énigmes à base de clefs et
d'interrupteurs.
Les séquences de tir en vue subjective sont certainement celles qui s'en sortent le mieux, une fois encore. Si ce mode n'est qu'un
Virtua Cop, l'interactivité
avec le décor est assez poussée et vous pourrez détruire à peu près tout ce qui se trouve dans votre angle de vision. Cette séquence dans
Die Hard Trilogy 2 est en
générale plus divertissante que celle du précédent jeu, grâce à une plus grande variété de décors. Cette qualité est contrebalancée par d'inexplicables ralentissements graphiques
ponctuels.
Enfin, les épreuves en voiture, qui vous obligent à foncer dans des véhicules afin d'arrêter les fuyards à leur bord, souffrent d'une réalisation dépouillée, semblant venue des
balbutiements des premières générations de jeux PlayStation.
Banqueroute à Las Vegas
Quel gâchis !
Die Hard Trilogy 2 aurait pu être un jeu très sympathique, si le cocktail des trois jeux avait été servi par une réalisation digne de ce nom. Trois
jeux en un, c'est bien. S'ils avaient été mieux réalisés, c'eut été encore mieux. L'absence d'innovation tant technique que ludique de ce jeu n'en fait pas le digne successeur de
Die Hard Trilogy , mais une simple resucée sans saveur complètement dépassée techniquement. Si l'on ne demande pas
forcément un
Syphon Filter 2 pour le premier jeu, un
Time Crisis pour le second, ni un
Driver pour le dernier, quelques efforts de réalisation auraient été bienvenus, voire essentiels ! Les défauts techniques de
Die Hard Trilogy étaient quelque peu pardonnables lors de sa sortie en 1996, mais les mêmes, quatre ans plus tard, pour sa
suite, sont presque scandaleux !
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